juin 2007
Vidéo
Entrevue
Critique
- Esther forever de Richard Olivier
- Lola de Valence, comédie musicale, et autres films d’Isabelle Wuilmart
- Une pensée sauvage de Karine de Villers
- Télérific Voodoo de Paul Jadoul
- Dji vou veu volti de Benoît Feroumont
- Retour de Nicolas Bruyelle
- Do-it-yourself de Eric Ledune
Sortie DVD
- Chantal Akerman - Les années 70
- Le Récidiviste de Ulu Grosbard
- Jambon d’Ardenne de Benoît Lamy
- Zoologie - Collection Cinémathèque
- Michel Ocelot : Azur & Asmar
- Pierre-Paul Renders : Comme tout le monde
- Bamako de Abderrahmane Sissako
Arrêt sur image
Dossier
- Entretien avec Jean-Marie Demeyer, professeur et responsable de l’atelier de production de KASK
- Entretien avec Jérémie Degruson, directeur artistique chez nWave à propos de Fly Me to the Moon
- Entretien avec Vincent Gilot, professeur et responsable de l’atelier de production de La Cambre.
- En festival (d’Annecy) : Max & Co de Samuel et Frédéric Guillaume
- Brendan et le secret de Kells : l’Irlande s’invite à Bruxelles
Evénements
Prix des lycéens
Publication
Orson Welles
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Un livre – plus exactement un épais volume illustré – qui, quittant l’idée du mythe Welles, s’intéresse à un réalisateur au travail.
Jean-Pierre Berthomé et François Thomas nous plongent dans une aventure étourdissante qui est en elle-même un conte ou un film fantastique. Hyperactif, Welles nous a légué douze longs métrages achevés, et un nombre important d’émissions télévisées ou radio, de pièces de théâtre ou de numéros de magie. Welles est un cinéaste créatif surmené, courant plusieurs lièvres à la fois, au point que nombre de ses projets de films sont restés inachevés comme It’s all true, Don Quichotte, The Deep et The Other side of the wind. Welles n’hésite pas à signaler à l’un de ses chefs opérateurs qu’il a besoin de travailler « un minimum de dix-huit heures par jour ». |
Welles déplore que l’Hollywood des années quarante et cinquante (la grande époque du classique) se soit acharné à tout maîtriser. Ce que son esprit de création ne peut accepter parce qu’il « ne se tient jamais à des principes de travail arrêtés ». Décors naturels ou studio ? « Tout dépend du projet et des possibilités financières ou logistiques ».
Berthomé et Thomas nous montrent l’évolution des méthodes de travail de Welles lors de l’œuvre européenne.
Pour tourner plus vite, il s’adapte et renonce au son direct, ce qui lui permet de se consacrer plus longtemps au montage. C’est l’une de ses métamorphoses, son intérêt de plus en plus important pour le montage image et le montage son qui s’achèvera (hélas) avec l’inachevé The Other side of wind.
Un aspect peu connu de Welles surgit dans sa volonté de maîtriser le décor et le montage. Il restreint le rôle des décorateurs. Il a pris, du théâtre, l’habitude de créer lui-même costumes et décors dès 1947 avec Macbeth. Mais c'est surtout en Europe qu'il se réserve volontiers leur conception, ne laissant aux titulaires des postes qu’une fonction de simples exécutants.
Plus intéressant encore est la volonté du réalisateur de Falstaff de diminuer le rôle des monteurs. « Welles les réduits à être des assistants, soit parce qu’il a tout prémédité pendant la préparation et sur le plateau, soit, au contraire, parce qu’il ne peut déléguer à quiconque le montage d’un matériau surabondant dont lui seul a les clés ».
Jean-Michel Vlaeminckx
Jean-Pierre Berthomé, François Thomas, Orson Welles au travail, éditions Cahiers du Cinéma.
